Quel album à écouter ou à éviter en ce moment ?

Comme disait feu Johnny Halliday, qu’elle vienne du blues ou d’ailleurs, qu’elle soit l’idole des jeunes, qu’elle ait en elle quelque chose de Tennessee, qu’elle allume le feu, qu’elle ferme les portes du pénitencier ou qu’elle vous donne l’envie d’avoir envie, la musique retient la nuit pour tous ceux qui pensent que noir c’est noir et qu’ils n’ont plus d’espoir.

Après tout, nous ne sommes que des fous, des fous d’amour. De la musique et des critiques. R.I.P Johnny !

Séchez vos larmes de rockeurs les amis ! Découvrez les critiques des nouveaux albums de Fall Out Boys, Justin Timberlake et Diablo Swing Orchestra par la rédac’ de Note Critique.

FALL OUT BOY – M A N I A : UN ALBUM DIFFERENT MAIS INTERESSANT

A la rédac’, on l’attendait ce septième album ! Fall Out Boy, c’est plus qu’un simple groupe. C’est LE groupe de nos années lycées. Oui, celles où tu trainais en baggy au skate park en écoutant Dance, Dance, celle où tu regardais le clip sur MTV de Sugar, We’re Going Down après un épisode de Next et où tu te trémoussais sur Thnks fr th Mmrs avec tes potes. Inutile de dire qu’on était dans les starting blocks pour vous donner notre avis sur ce nouvel opus.

Initialement prévu à la fin du mois de septembre 2017, M A N I A est finalement sorti dans les bacs le 19 Janvier dernier. Patrick Stump et son groupe détonnent en nous proposant un album résolument différent qui risque fort de surprendre, voire de décevoir les fans de la première heure. La thématique avait déjà été annoncée lors de la sortie des différents singles Young and Menace, Champion ou encore Church qui ont pour certains, de fortes sonorités électro voire même extrêmement pop comme Hold Me Tight or Don’t (ce qui ne nous empêche pas de trouver cette chanson fort sympathique).

Des chansons dans l’ère du temps qui intègrent parfaitement l’identité subtile et catchy des Fall Out Boys. On ne va pas vous mentir : cet album ne rivalisera pas avec From Under the Cork Tree ou Infinity on High qui ont fait leur réputation. Mais un peu de nouveauté ne fait pas de mal.

Parce que c’est ça le talent des Fall Out Boys : nous offrir des chansons puissantes avec une voix inimitable qui nous transporte dans des mondes inattendus. Pari tenu !

 

JUSTIN TIMBERLAKE – MAN OF THE WOOD :  CA NE CASSE PAS DEUX PATTES A UN BUCHERON.

A la rédac, on aimait bien l’idée de Justin Timberlake en bûcheron. Dès que le titre de l’album a été dévoilé, on voyait déjà Justin couper du bois dans une forêt canadienne puis rentrer au chaud dans un chalet où l’attendrait tapis en fourrure, chocolat chaud et une tête de cerf accrochée au mur. Bref, on rêvait.

Attendu au tournant pour son cinquième album, Man of the Wood était annoncé comme une bombe atomique musicale. Après le méga succès de Can’t stop the feeling, Justin Timberlake se positionnait clairement comme le nouveau roi de la pop. On se préparait déjà à bouger nos fessiers sur les titres de Man of the Wood : grand mal nous en pris !

Man of the Wood est l’album parfait à écouter au chaud dans un chalet pendant une tempête de neige. Même s’il est le fruit de sa collaboration avec les Neptunes, Man of the Wood est loin d’être le plus groovy des albums du célèbre trentenaire. Certains titres comme Morning Light, Flannel ou encore Wave sont, pour nous, des petites gourmandises musicales qu’on picorerait bien de temps à autre. Des titres qui sentent bon le cocooning et les après-midis pénardes devant une bonne série. Et c’est bien là le souci. Flirtant tantôt avec la soul des années 70/80 tantôt avec la country ou encore avec le reggae sur son featuring avec Alicia Keys, Justin Timberlake souhaitait un retour musical à ses racines.

Un mix d’influences qui font de Man Of The Wood un album globalement moins ambitieux comparé à l’énorme publicité dont il a bénéficié. Plus mature et plus personnel, l’album peine à convaincre. Allez Justin, don’t cry me a river, le prochain album sera meilleur !

 

DIABLO SWING ORCHESTRA – PACIFISTICUFFS : UNE CLAQUE MUSICALE !

Il y a des groupes impossible à définir, de ceux qui mélangent du jazz avec du métal et qui couronnent le tout avec des trompettes et des saxophones. Tu sais, ce genre de musicos qui t’emmène dans leur propre univers bizarre mais joyeux, qui te surprend de notes en notes, qui fait se lever les poils sur tes petits avant-bras, qui te fait danser avec des mélodies latines et qui te fait headbanger deux minutes plus tard. Ce genre de groupe dont fait fièrement partie : DIABLO SWING ORCHESTRA.

Faisons les présentations ! Diablo Swing Orchestra est un groupe de métal avant-gardiste suédois formé en 2003. Avec quatre albums à leur actif, ces joyeux trublions mélangent savamment les genres : une base de métal progressif voire heavy metal, une grosse louche de jazz, un soupçon de musique latine, une pincée de country, quelques poignées de métal symphonique etc. « WTF ? » me direz-vous. Et toute la magie de ce groupe suédois réside dans l’art d’harmoniser toutes ces jolies sonorités pour créer des albums complètement décalés. Et ça fonctionne !

Avec Pacifisticuffs, Diablo Swing Orchestra nous prouve encore une fois qu’ils sont des maîtres en matière de mélange des genres.

Rien que la première chanson de l’album Knucklehugs (Arm yourself with love) nous emmène directement dans l’univers de la country avec ses notes de banjos, son rythme fracassant et son message percutant. Faites un petit tour dans les Balkans avec Age of the Vulture Culture et Superhero Jagganath et laissez-vous porter par la voix de Kristin Evegård puis surprendre par le chant guttural de Daniel Håkansson. Et que dire des airs de tango sur Lady Clandestine Chainsbraker ou encore Cul-de-sac semantics ? On retrouve ce jazz tellement cher à leur cœur dans Karma Bonfire, ce genre de chanson qui ferait même bouger les fans de JUL. Loin des clichés du métal, Diablo Swing Orchestra explose les idées reçues sur ce style méconnu des médias et du grand public.

Avec Pacifisticuffs, le groupe signe une fois de plus un album aussi étourdissant qu’envoûtant de par la richesse des sonorités mais également sa capacité à créer un univers sombre mais dansant, captivant et envoûtant qu’est le sien. Et pour tout ça, on les kiffe !

La rédac’ Note Critique

Mademoiselle KaKtus

Fan de cupcakes, de tatouages mignons et de hard rock/métal, Mademoiselle Kaktus aime flâner en festoche ou en convention avec sa perruque de licorne. Hell Yeah !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *