L’Outsider : Jared Leto rend visite aux Yakuzas

Nous sommes dans les années 50 après la seconde guerre mondiale dans la région d’Osaka au Japon. Le film commence dans un camp de détention où Jared Leto fait connaissance d’un Yakuza également détenu, vous voilà dans L’Outsider.

Le film nous immerge dès les premières minutes dans une atmosphère assez sombre, dur où l’honneur et la dignité morale sont synonymes de survie. The Outsider nous offre la possibilité de revoir Jared Leto après son rôle phare du Joker, cependant est-il à la hauteur de ce nouveau personnage rempli de tatouages et de secrets ?

Un américain au Pays du Soleil Levant

Avant de rentrer dans le détail, pour la petite anecdote Tom Hardy et Takashi Miike devaient respectivement être devant et derrière la caméra, mais ils se sont désistés n’ayant pas réussi à ce mettre d’accord sur tous les termes.

En 1954, à Osaka une province Japonaise, un prisonnier de guerre américain sauve un autre détenu membre des Yakuzas, dès lors va commencer une découverte de la culture japonaise. On retrouve ainsi les petites ruelles typiques du Japon, le sport national (le Sumo), la musique locale, les tattoos des Yakuzas etc.

Vous l’avez compris ce projet Netflix nous amène dans l’univers des Yakuzas vu de l’intérieur et sans censure. Pour vous citer un exemple, dans le monde fermé des Yakuzas quand vous déshonorez votre maître, vous devez vous couper un doigt en signe de respect. Nous pouvons juste vous dire que  Jared Leto est toujours aussi rebelle que dans ces précédents rôles « si vous voyez ce que je veux dire« .

L’histoire est centrée sur l’ascension fulgurante (un peu trop rapide pour être réaliste) d’un étranger au sein de la mafia nippone.

Hormis le décor japonais, l’anti-américanisme qui ressort à plusieurs reprises et quelques machinations en relation avec les restes de matériels d’anciens affrontements, « The Outsider » s’embarque dans une histoire de gangsters.

L’Outsider impose un conflit entre honneur et dignité

Une rivalité de clans entre la vieille et la nouvelle garde, une histoire d’amour interdite et une trahison entre frères yakuzas dans lesquelles l’outsider américain se retrouve pris au piège…

Rien de transcendant voir du déjà vu, il est même dommage que l’histoire personnelle du personnage principal ne soit pas développée hormis un ou deux souvenirs qui resurgissent juste pour confirmer la rupture avec son ancienne vie.

Cependant, « The Outsider » se regarde sans déplaisir et si le film n’impose pas d’innovation importante dans le domaine, il nous permet de s’introduire dans un monde souvent consigné ou vu uniquement de l’extérieur.

Le point fort du film est la capacité à nous impliquer dans le déroulement d’une histoire dont on semble anticiper une grande partie. L’immersion dans cette pègre japonaise pétrie de traditions et d’un code d’honneur amené à être malmené fonctionne toujours, la distribution est convaincante et techniquement on n’a pas grand chose à reprocher à « The Outsider » tant le film utilise des classiques avec justesse.

Pour conclure on peut dire que nous avons passé un agréable moment devant ce thriller noir. Néanmoins, il reste un sentiment déjà eu dans plusieurs films NETFLIX, c’est à dire un respect un peu trop prononcé du cahier des charges  qui laisse un goût de « tout ça pour ça » en bouche et un manque de « waouh« . Cette frustration joue un rôle dans la note que nous avons décidé de lui apporter soit un 7/10. Certains aimeront revoir Jared Leto dans un rôle marginal, d’autres arrêteront en plein film, n’ayant pas la sensation d’être touché par cet univers si particulier.

 

Jack, « kon’nitchiwa Jared »

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