Sorties cinéma du 14 octobre 2026
Le mercredi 14 octobre 2026, seize longs métrages arrivent dans les salles françaises, selon le calendrier d’AlloCiné, et la semaine a rarement été aussi contrastée. Une nouvelle adaptation de Victor Hugo de près de trois heures y croise le Grand Prix du dernier Festival de Cannes, un blockbuster tiré d’un jeu vidéo, deux films de genre américains et une poignée de premiers films venus de Norvège, du Québec ou de la Beauce. Voici ce qu’il faut retenir de chacun, des gros titres jusqu’aux sorties plus confidentielles.
Les Misérables, Fred Cavayé confie Valjean et Javert à Vincent Lindon et Tahar Rahim
C’est l’événement commercial de la semaine. Le récit est celui que tout le monde croit connaître. Après dix-neuf ans de bagne pour le vol d’un pain, Jean Valjean refait sa vie sous une fausse identité et devient un notable respecté. Il promet à Fantine de sauver sa fille Cosette des griffes des Thénardier, pendant que l’inspecteur Javert le traque sans relâche jusque dans le Paris insurgé.
Fred Cavayé signe seul la réalisation et le scénario. Après des films plus resserrés comme Adieu Monsieur Haffmann ou Plus rien à cacher, il change nettement d’échelle avec une fresque de 2 h 56. Selon les secrets de tournage relevés par AlloCiné, le projet est né pendant le confinement, quand le tournage d’Adieu Monsieur Haffmann était à l’arrêt. Le cinéaste a relu le roman, visité la maison de Victor Hugo à Paris, puis rédigé la biographie de chaque personnage pour bâtir un véritable film choral. Il dit avoir rêvé d’un affrontement d’acteurs dans l’esprit des duos Delon et Belmondo ou De Niro et Pacino.
La distribution est à la hauteur de cette ambition. Vincent Lindon incarne Valjean, Tahar Rahim prête ses traits à Javert, Noémie Merlant joue Fantine, Camille Cottin et Benjamin Lavernhe forment le couple Thénardier, Megan Northam est Cosette, Vassili Schneider Marius et Marie Colomb Éponine. Produit par Eskwad et Curiosa Films, coproduit par StudioCanal et TF1 Films Production, le film est distribué par StudioCanal.
Il a été présenté en première mondiale en compétition au 74e Festival de San Sebastián. Dans SensaCine, Andrea Zamora salue une adaptation solide et fidèle, portée par Lindon et Rahim et par le jeu de miroir entre Valjean et Javert, tout en jugant la seconde moitié un peu lourde et en regrettant que le film ne cherche pas une forme nouvelle. Ce qui le distingue des autres sorties tient justement à ce pari assumé du grand classicisme populaire, dans le sillage des récentes fresques patrimoniales françaises.
Minotaure, le Grand Prix de Cannes qui représentera la France aux Oscars
Andreï Zviaguintsev revient neuf ans après Faute d’amour, un silence que les secrets de tournage d’AlloCiné expliquent en partie par la grave Covid-19 qui l’a plongé dans le coma en 2021. Le cinéaste russe, qui vit en exil en France, transpose librement La Femme infidèle de Claude Chabrol (1969) dans la Russie de 2022. Gleb, chef d’entreprise prospère d’une ville de province, vit avec sa femme Galina et leur fils. Au moment de la mobilisation décrétée par le Kremlin, il doit dresser la liste des employés envoyés au front pour remplir les quotas régionaux, tandis que son couple se défait et que sa vie bascule dans la violence.
Dmitri Mazourov et Iris Lebedeva tiennent les rôles principaux, aux côtés de Boris Koudrine et Yuriy Zavalnyouk. Le scénario est coécrit avec Simon Liashenko. Coproduction entre la France, l’Allemagne et la Lettonie portée par MK Productions et CG Cinéma, le film dure 2 h 20 et sort chez Les Films du Losange.
Son parcours est déjà considérable. Minotaure a remporté le Grand Prix du Festival de Cannes 2026, où Zviaguintsev a lancé depuis la scène un appel direct à Vladimir Poutine pour qu’il arrête la guerre, un discours salué en Occident mais critiqué en Ukraine et chez une partie des émigrés russes, rappelle Euronews. Un jury présidé par Charles Tesson l’a ensuite choisi pour représenter la France à l’Oscar du meilleur film international. Dans L’Éclaireur Fnac, Robin Negre parle d’un « film choc, lent, qui prend tout son sens à mesure que l’intrigue et les personnages se dessinent », exigeant et froid dans sa première partie, plus émouvant ensuite, sans atteindre selon lui la maestria de Léviathan. C’est le film d’auteur de la semaine, et sans doute le plus politique.
Le Corset, l’enfance beauceronne de Louis Clichy primée à Annecy
Christophe a onze ans et marche dans les pas de son père, agriculteur en Beauce. Ses problèmes de dos l’obligent à porter un corset, alors que la ferme familiale traverse une période difficile. Dans ce quotidien contraint, il découvre la musique et rencontre Clara. Le film d’animation dure 1 h 30, il est conseillé dès 6 ans et sort chez KMBO.
Louis Clichy est connu du grand public pour avoir coréalisé Astérix : le domaine des dieux (2014) et Astérix : le secret de la potion magique (2018) avec Alexandre Astier. Le Corset est son film le plus personnel. Selon AlloCiné, le cinéaste puise dans sa propre enfance en Beauce, et il a lui-même porté un corset médical quand il était petit. Dans L’Éclaireur Fnac, Lisa Muratore décrit un trait fin et épuré, plus abstrait que dans les Astérix, et une caméra qui s’incline au rythme de la posture du héros. Côté voix, on retrouve Gary Clichy, Rod Paradot et Brune Moulin, ainsi qu’Alexandre Astier en musicien qui initie Christophe à l’orgue.
Coproduction franco-belge, le film a été sélectionné à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2026, une vitrine rare pour l’animation, puis il a raflé trois récompenses au Festival d’Annecy d’après AlloCiné, le Prix du public, le Prix du jury et le Prix de la Fondation Gan à la diffusion. Ce qui le distingue cette semaine, c’est cette alliance d’un regard d’auteur et d’un vrai film familial, loin des grosses productions animées formatées.
Street Fighter, le jeu de combat de Capcom tente à nouveau sa chance en prises de vues réelles
Nous sommes en 1993. Anciens partenaires, Ryu et Ken Masters sont rappelés dans l’arène quand Chun-Li les recrute pour le prochain World Warrior Tournament. Derrière ce tournoi se cache une conspiration mortelle qui les oblige à s’affronter tout en réglant les comptes de leur passé. Le film dure 2 h, il est interdit aux moins de 12 ans et sort chez Paramount Pictures France.
À la réalisation, Kitao Sakurai, venu de la comédie avec Bad Trip et passé par les séries Dave et Twisted Metal. Le scénario est signé Dalan Musson et T. J. Fixman. Noah Centineo joue Ken, Andrew Koji Ryu et Callina Liang Chun-Li, entourés d’une distribution volontairement extravagante, avec Joe Anoa’i, alias Roman Reigns, en Akuma, David Dastmalchian en M. Bison, Cody Rhodes en Guile, Jason Momoa en Blanka et Curtis « 50 Cent » Jackson en Balrog.
La genèse a été mouvementée. Legendary a acquis les droits en 2023 avec Capcom en coproducteur, les frères Philippou ont été un temps pressentis avant de partir tourner Bring Her Back, puis Sakurai a été engagé en février 2025. D’abord prévu chez Sony, le film a finalement rejoint Paramount. Le tournage s’est déroulé en Australie, à l’automne 2025, sous le titre de travail Punch. C’est la troisième adaptation en prises de vues réelles, après Street Fighter : L’Ultime Combat (1994) et Street Fighter : Legend of Chun-Li (2009). Aucune critique n’était publiée à l’heure où j’écris, mais le ton revendiqué de comédie d’action le distingue nettement des autres sorties de la semaine.
Englouti et Malfaisante, deux frissons américains pour ouvrir la saison d’Halloween
Deux films de genre hollywoodiens se disputent les amateurs de sensations fortes cette semaine, et ils ont en commun de reposer sur un roman et sur une relation familiale.
Englouti, survivre une heure dans le ventre d’un cachalot
Au large de la Californie, Jay Gardiner plonge à la recherche des restes de son père disparu. Avalé par un cachalot, il ne dispose plus que d’une heure d’oxygène et tente de s’en sortir en se remémorant les leçons de son père. Austin Abrams porte presque seul ce thriller de 1 h 46, face à Josh Brolin dans le rôle du père, avec Elisabeth Shue et John Ortiz.
Titré Whalefall en version originale, le film adapte le best-seller de Daniel Kraus, qui coécrit le scénario avec le réalisateur Brian Duffield. Ce dernier s’était fait remarquer avec Spontaneous (2020) puis avec le huis clos de science-fiction No One Will Save You (2023). Il pousse ici le principe plus loin encore. Il a expliqué à TheWrap que l’essentiel du film se déroule à l’intérieur de l’animal, presque en temps réel, et qu’il repose « à 95 % » sur Austin Abrams. La pieuvre qui partage le ventre du cétacé a été conçue par les équipes d’effets pratiques de Weta. Produit par Imagine Entertainment de Brian Grazer, le film est distribué par Disney via 20th Century Studios. Les premières réactions relayées par ComicBookMovie sont partagées, entre ceux qui saluent un « nouveau classique claustrophobe » et ceux qui trouvent le drame père fils trop sentimental. Rien ne ressemble à ce concept parmi les autres sorties.
Malfaisante, Jessica Chastain face à son double maléfique
La petite Bela voit son quotidien se dégrader à cause d’une entité malveillante installée chez elle, une présence qui ressemble étrangement à sa mère. Jessica Chastain joue à la fois la mère et cette « autre maman », face à Jay Duplass, Dichen Lachman et la jeune Arabella Olivia Clark, retenue après cinq mois d’auditions selon AlloCiné.
Titré Other Mommy aux États-Unis, ce film d’épouvante de 1 h 34 est réalisé par le Britannique Rob Savage, révélé par Host puis auteur du Croque-mitaine. Il adapte Incidents Around the House, roman de Josh Malerman, l’auteur de Bird Box, avec James Wan à la production aux côtés de Blumhouse. AlloCiné rapporte que Chastain a elle-même imaginé le visage de son double, un sourire figé accompagné de larmes. Le film est sorti quelques jours plus tôt aux États-Unis et les critiques divergent. William Bibbiani, dans TheWrap, le juge inégal mais réellement effrayant pendant la majeure partie de sa durée, avant une fin trop rassurante. Matt Konopka, sur Dread Central, le trouve au contraire générique et rarement inquiétant, malgré une Chastain solide. Il sort chez Universal Pictures International France et c’est le seul film d’horreur pur de la semaine.
Le Jour de son retour, Hong Sang-soo et l’art de l’entretien
Une grande actrice coréenne, récemment divorcée, revient à l’écran douze ans après sa dernière apparition. Le temps de la sortie de son film, elle répond aux questions de trois jeunes journalistes, sur son nouveau projet comme sur sa vie privée et les raisons de sa séparation. Song Sun-mi tient le rôle principal, entourée de Cho Yun-hee et Park Mi-so. Le film dure 1 h 25 et sort chez Carlotta Films.
Il s’agit du 34e long métrage de Hong Sang-soo, selon le quotidien coréen Sports Kyunghyang, et de sa septième sélection consécutive à la Berlinale, festival où il a déjà remporté l’Ours d’argent à cinq reprises. Le Jour de son retour a été présenté en première mondiale dans la section Panorama en février 2026. L’actrice Kim Min-hee y est créditée à la direction de production.
On retrouve tout ce qui fait la signature de Hong, les longs plans séquences, les conversations qui dérivent, le zoom soudain, et un dispositif minimal qui laisse affleurer la vérité des personnages à travers la performance. Shahran Morshed, pour l’International Cinephile Society, lui accorde 4,5 sur 5 et salue une « honnêteté radicale ». Pour qui suit le cinéaste depuis ses débuts, c’est un rendez-vous immanquable, et dans cette semaine chargée en grosses machines, son film le plus court fait figure de respiration.
Low Expectations, la chanteuse girl in red devient actrice pour la Quinzaine des cinéastes
Au sommet de sa carrière musicale, Maja voit ses ambitions brusquement stoppées. Elle se réfugie chez sa mère, enseignante à Oslo, qui lui trouve un poste de surveillante dans son lycée, et elle retrouve peu à peu le goût de vivre. Ce drame norvégien et danois de 1 h 45 sort chez UFO Distribution sous son titre international, l’original étant Lave forventninger.
Le film marque les débuts derrière la caméra d’Eivind Landsvik, qui en signe aussi le scénario, et les premiers pas au cinéma de Marie Ulven, plus connue sous son nom de scène girl in red, star de la pop scandinave. Le choix n’a rien d’anodin, puisque l’artiste incarne une musicienne qui s’effondre en pleine gloire. Elle donne la réplique à Anders Danielsen Lie, figure du cinéma norvégien, ainsi qu’à Tone Beate Mostraum et Embla Berntsen.
Low Expectations a été présenté en première mondiale à la Quinzaine des cinéastes du Festival de Cannes 2026, le 19 mai, et concourait à ce titre pour la Caméra d’or, qui récompense un premier film. Sa sortie norvégienne n’interviendra que le 23 octobre, ce qui fait du public français l’un des premiers à le découvrir en salles. Parmi les sorties de la semaine, c’est le film qui devrait attirer un public plus jeune que celui du cinéma d’auteur habituel, porté par la notoriété de sa chanteuse.
Les autres films qui sortent le 14 octobre, de Gaza au Périgord de 1976
Où vont les âmes, de Brigitte Poupart
Anna, dix-huit ans, atteinte d’un cancer incurable, a demandé l’aide médicale à mourir. Avant de partir, elle s’accorde quinze jours pour retrouver ses demi-sœurs Ève et Éléonore, perdues de vue depuis que leur père a été condamné pour agression sexuelle quatre ans plus tôt. Ce drame québécois de 2 h 01 est le premier long métrage de fiction de Brigitte Poupart, jusque-là documentariste. Sara Montpetit, Monia Chokri et Julianne Côté forment le trio de sœurs, avec Sylvie Testud. Présenté au festival Cinemania de Montréal en novembre 2025, il sort chez Wayna Pitch. Détail marquant relevé par AlloCiné, le père n’apparaît jamais à l’écran, seulement par sa voix au téléphone.
Qui vit encore, de Nicolas Wadimoff
Neuf réfugiés palestiniens racontent leur vie à Gaza avant la guerre et avant l’exil. Le dispositif est d’une grande sobriété, une pièce noire, le contour de Gaza tracé à la craie sur le sol, et chaque témoin assis à une table. Le cinéaste genevois Nicolas Wadimoff poursuit ainsi un travail au long cours sur Gaza, après Aisheen (2010) et L’Apollon de Gaza (2018). Faute de visas pour la Suisse, le tournage a eu lieu en Afrique du Sud. Présenté aux Giornate degli Autori à Venise en 2025, ce documentaire suisse, français et palestinien de 1 h 54 a été choisi par la Suisse pour les Oscars 2027. Il sort chez Una Mattina Films.
Mochy, de Jérémie Degruson et Yanis Belaid
Mochy est un jeune chien au grand cœur mais au physique ingrat. Il rêve de participer à un prestigieux concours canin, persuadé d’y trouver enfin l’humain qui l’aimera pour la vie. Ce film d’animation belge de 1 h 25, titré Yugly à l’international, est le douzième long métrage du studio bruxellois nWave, qui l’a présenté en première mondiale au Festival d’Annecy 2026 dans la section Annecy Presents. Les voix françaises sont notamment celles d’Axel Auriant, Olivier Chauvel et Fanny Chelim. Distribué par SND, il est conseillé dès 6 ans et vise clairement le public familial des vacances de la Toussaint qui approchent.
Petite Casbah, d’Antoine Colomb
En juin 1955, Khadidja quitte la Kabylie pour rejoindre son grand frère Malek à Alger. Quand celui-ci est arrêté après une dispute au marché, elle se retrouve seule. Trois amis, Lyes, Ahmed et Philippe, l’aident à le retrouver en enquêtant depuis les toits de la Casbah. Le film montre l’Algérie à la veille de sa guerre d’indépendance à hauteur d’enfant. Il est tiré d’une série d’animation réalisée par Antoine Colomb pour France Télévisions, coécrite avec la romancière Alice Zeniter et produite par Darjeeling et MIAM! Animation. Ce long métrage franco-belge de 1 h 24 sort chez Les Films du Préau, dès 6 ans.
La Porte des dieux, de Wang Toon
Deux jeunes hommes découvrent que les portes du temple de leur quartier, ornées de dieux gardiens, sont des antiquités de valeur. Ils les volent pour les revendre au marché noir, avant d’être entraînés dans une spirale violente avec la police à leurs trousses. Ce film taïwanais de 2 h 12, sorti en 2001 sous le titre Zi you men shen, est signé Wang Toon, l’un des pionniers du nouveau cinéma taïwanais, sur un scénario du dramaturge Chi Wei-jan. Lee Kang-sheng, Ying Shih et Rui-zhe Zhang en sont les interprètes principaux. Le film avait été nommé aux Golden Horse en 2001. Il sort chez Contre-jour distribution.
Je veux bien, de Boris Claret, Isabelle Dario et Vincent Glenn
Ce documentaire français de 1 h 11 s’intéresse à la loi « pour le plein emploi » adoptée en décembre 2023, qui conditionne le versement du RSA à quinze heures d’activité hebdomadaire. Les réalisateurs sont allés à la rencontre des personnes directement concernées pour mesurer les conséquences humaines de cette réforme, loin des débats parlementaires. C’est le film le plus directement ancré dans l’actualité sociale française de la semaine, une sortie modeste mais utile pour comprendre ce que change concrètement le dispositif. Il est distribué par La Compagnie des 9muZ.
Mais qui a tué Marcel ? Un été 76, de Jean-Marc Merlent
Pendant la canicule de l’été 1976, dans un village du Périgord, une jeune gendarme, une bande d’adolescents et le commandant Poussain, ancien de la brigade des mœurs, enquêtent sur une série de meurtres. Toute la question tient dans le titre. Cette production française de 1 h 57, réalisée par Jean-Marc Merlent, joue la carte de l’enquête teintée de comédie, avec Philippe Hayot, Valérie Duprez, Henri Serrano et Annie Garrigue. Distribuée par Les Films du Titan, c’est la sortie la plus confidentielle de la semaine, avec une seule séance recensée par AlloCiné, à Bergerac, en terres périgourdines.
Il était une fois le printemps, de Cheyenne Carron
Paul élève seul sa fille Agathe dans un village dont la vie s’organise autour de la paroisse. Quand le curé annonce l’arrivée de migrants africains, la communauté se divise. Paul et Agathe soutiennent l’initiative, mais Marta, l’aide familiale d’origine étrangère, s’y oppose par crainte d’une menace. Ce drame français de 1 h 40 est signé Cheyenne Carron, cinéaste indépendante à qui l’on doit notamment L’Apôtre, et dont l’œuvre interroge souvent la foi chrétienne. Alexandre Triaca, Leslie Tompson et Evangeline Chancerelle en sont les interprètes. Il sort chez Hésiode.
Ce que je retiens de cette semaine
Je n’ai pas encore vu ces films au moment d’écrire ces lignes, et mes impressions reposent sur les critiques citées. Je retiens d’abord Minotaure, parce qu’un Grand Prix cannois signé Zviaguintsev sur la Russie en guerre ne se rate pas, puis Le Corset, qui semble être la belle surprise animée de l’automne. Les Misérables devrait dominer le box-office, et je suis curieux de voir si le duo Lindon et Rahim justifie ses trois heures. Les amateurs de genre hésiteront entre le cachalot d’Englouti et la mère inquiétante de Malfaisante, tandis que Le Jour de son retour et Qui vit encore offrent deux contrepoints précieux à cette semaine très chargée.
Pour retrouver toutes les semaines précédentes et suivre les prochaines sorties, rendez-vous sur notre page Sorties cinéma de la semaine, mise à jour chaque mercredi.
Sources
- Sorties cinéma de la semaine du 14 octobre 2026 (AlloCiné)
- Minotaure d’Andreï Zviaguintsev représentera la France aux Oscars (Euronews)
- Critique de Los miserables à San Sebastián (SensaCine)
- Other Mommy Review (TheWrap)
Sylvain
